
Le 1er août 1889, un groupe de commerçants fondèrent la mutuelle « Sociedad de Socorros Mutuos », ensuite appelée « Colonie Espagnole de Béziers », pour se protéger des aléas de la vie au niveau de la santé, puisqu’à cette époque, la Sécurité Sociale n’existait pas. Au fil du temps, avec plus de deux milles adhérents, la Colonie Espagnole a fait partie de la mutualité de Béziers.
Le temps passant, les statuts ont été modifiés pour être adaptés à la loi française de 1901 et aujourd’hui tous les amoureux de l’hispanité sont les bienvenus.
Dans les années soixante, la mutuelle de la Colonie Espagnole est devenue la « Caisse Unique », qui est devenu plus tard « Force Sud », et la Colonie Espagnole a choisi de se développer culturellement et historiquement sur la base de la loi de 1901. Les rencontres, les échanges et les événements sont nombreux, avec des fédérations et des associations d’origine espagnole et française.
L’action culturelle a été aussi et continue d’être le véhicule de communication, et de cohésion sociale entre les citoyens de Béziers, les villages, l’agglomération, le département et la région. Les activités et les événements que cette association propose à ses adhérents et concitoyens sont nombreux et variés. Tout ceci sans oublier l’important patrimoine historique et culturel accumulé pendant « près d’un siècle et demi de mémoire ».
En 2026, la Colonia Española espère être inscrite au patrimoine national français.
Grâce aux générations successives de femmes et d’hommes, la Colonie Espagnole est pleine de vie et de joie ouverte à toutes et à tous, n’oubliant pas l’article 2 de ses statuts : « L’Association est à prédominance socio-culturelle ; elle a pour principes la solidarité, le respect des droits fondamentaux de la personne humaine, la liberté de conscience, la libre expression des idées, la tolérance mutuelle. »
Pour que les principes de base exposés ci-dessus soient effectifs dans les rapports entre ses membres, la Colonia Española se déclare libre et indépendante de tout credo politique ou confessionnel.
Antonio Fulleda
